Un Parlement citoyen ne dépouille-t-il pas le débat politique de sa dimension idéologique ?

Plaider pour un environnement habitable n’est pas une question de droite ou de gauche. Cependant, les préférences idéologiques peuvent jouer un rôle quand on veut proposer des mesures concrètes à atteindre se but. Si vous réunissez un groupe de citoyens tirés au sort qui sont représentatifs de la diversité de la population totale, en tenant compte de différents critères démographiques, ces différentes préférences sont présentes à la table de discussion. Toutefois, de nombreuses initiatives antérieures ont montré que lorsque ces citoyens prennent connaissance des intérêts et des perspectives des autres, ils deviennent plus diplomatiques et moins rigides sur le plan idéologique. Le fait de dépasser l’omniprésente polarisation politique garantit une prise de décision plus efficace et mieux soutenue, surtout lorsqu’il s’agit de questions controversées. La Convention Citoyenne pour le Climat française montre cependant qu’une fois que les citoyens ont soumis leur liste de propositions aux politiciens, le jeu politique n’est plus joué. Le président français Emmanuel Macron a d’abord promis de mettre en œuvre la grande majorité des propositions de la Convention, mais quelques mois plus tard, un lobbying actif et une opposition politique ont empêché de tenir une grande partie de cette promesse. Le rôle des hommes politiques et de la société civile au sens large reste donc très important après un processus de délibération. Un dernier point : ne confondons pas les grands intérêts économiques d’une très petite minorité avec des différences d’opinion idéologiques. L’idéologie est souvent utilisée à mauvais escient comme un écran de fumée.

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