N’avez-vous pas une idée trop naïve du fonctionnement du pouvoir ?

Il est évident que lorsque l’on réfléchit à des mesures à la lumière de la crise écologique, les intérêts économiques majeurs d’une très petite minorité de la population sont en jeu. Le fait que cette très petite minorité ait beaucoup de pouvoir semble être démontré par les suites de la Convention Citoyenne pour le Climat française. Au départ, le président français Emmanuel Macron prétendait mettre en œuvre la grande majorité des propositions de la Convention, mais quelques mois plus tard, un lobbying actif et une opposition politique ont fait que cette promesse n'a guère été tenue. Les membres de la Convention ont donc formé le groupe de pression Les 150. Ils ont eu une réunion avec le Président en décembre 2020 après une pétition par laquelle plus de 400 000 citoyens ont exprimé leur indignation sur la situation. Le rôle des hommes politiques et de la société civile au sens large reste donc très important après un processus de délibération. Nous pensons qu’il est plus difficile pour une très petite minorité d’acteurs de faire pression sur un groupe de 101 citoyens tirés au sort que sur des politiciens élus. Il est également moins facile d’abattre les propositions de ce groupe de citoyens, représentatif de la population totale, que les propositions d’un seul parti politique. Les différences d'opinion idéologiques sont souvent utilisées comme un écran de fumée pour protéger les intérêts d'une petite minorité. Du point de vue de la politique de pouvoir, un Parlement Citoyen nous semble donc être une initiative précieuse. Elle peut débloquer des débats sociaux. D'ailleurs, la croyance dans le ‘business as usual’ n'est-elle pas naïve, compte tenu des énormes défis posés par la crise écologique ?

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