Le pouvoir de s’attaquer à la crise écologique ne se situ-t-il pas principalement au niveau Européen ?

L’un des concepts les plus importants pour réfléchir à la bonne gouvernance est celui de la « subsidiarité » : quel niveau a besoin de quelle politique et inversement ? En Belgique, la nature multidimensionnelle de la gouvernance, divisée entre autres en un État fédéral, des Communautés et des Régions, conduit parfois à les politiques à se pointer du doigt les uns les autres, et à reporter sur autrui les tâches et responsabilités. Cependant, l’urgence de la crise écologique (une « contrainte » similaire à celle de la crise du coronavirus) oblige notre pays à mener des politiques et une coopération cohérentes. La Commission européenne nous l’a récemment fait remarquer lors de l’évaluation critique du Plan Climat belge. Dans le cas de l’urgence écologique, la question de la subsidiarité est particulièrement complexe, étant donné la nature « glocale » (globale et locale) de la crise. De nombreux instruments politiques pour faire face à cette crise sont situés au niveau de l’Union européenne plutôt qu’à celui de la petite Belgique. Bien que des propositions soient en cours d’élaboration pour un Parlement européen des citoyens, il nous semble important de prendre les mesures nécessaires en Belgique également ; ceci non à pas de souris mais avec des bottes de sept lieues. Les représentants politiques des différents niveaux ne peuvent plus se permettre de s’attendre les uns les autres. Tout le monde devrait être sur le pont.

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